Vivre avec une institutrice, c’est quoi ?

Vivre avec une institutrice (pardon, professeur des écoles), cela fait déjà plusieurs années que je pratique, et cela fait des années que j’assiste, au quotidien, à une longue descente aux enfers : démovitation, impression de futilité… Le burn-out n’est pas loin. Et la situation n’a pas l’air de vouloir s’améliorer.

Vivre avec une institutrice (aka Le meilleur métier du monde)

Les causes de ce mal être ?

  • un manque de reconnaissance (par la hiérarchie, par les parents) ;
  • un déficit d’image (les profs : une caste de privilégiés, n’est-ce pas ?) ;
  • une relation parents-élèves-profs qui ne cesse de se dégrader ;
  • une déconstruction du métier par les pouvoirs (intentionnelle ou non) ;
  • un manque de formation et d’accompagnement au quotidien.

Sur ce blog, je compte détailler ces causes (et bien d’autres) et leurs conséquences mais aussi commenter parfois « l’actualité », le quotidien de la vie avec une institutrice avec ses hauts et ses bas.

Le contexte

Le métier de professeur des écoles est différent en fonction de la taille de l’école et de sa localisation. Mon institutrice enseigne dans une petite école (5 classes de la petite section au CM2) à la campagne depuis 15 ans. De sacrées différences avec une école de 12 classes à la ville. Le métier est différent (faire plusieurs niveaux, changer de niveau chaque année en fonction de la démographie, etc). Le rôle est différent et le lien social aussi.

Vivre avec une institutrice, un « travail » de tous les instants

Le but de ce blog n’est pas forcément de rétablir une vérité, mais d’exposer mon point de vue de « supporter », mes solutions (quand elles existent, hum).

Parce que oui, vivre avec une institutrice (celle que je côtoie) n’est pas toujours facile. Cela impose une écoute de tous les instants, de l’empathie, de l’huile de coude. Mais c’est heureusement aussi très gratifiant par moment, c’est une personne bourrée de qualités, vivant un quotidien dense et une volonté de rendre cela vivant.